Rubalise

Des yeux sur tous les chantiers

Une pluie orageuse vient de tomber sur le superbe édifice de l’hôtel Radisson, place Aristide-Briand, à Nantes (Loire Atlantique). Des ouvriers s’activent encore sur un chantier de rénovation qui s’achève bientôt.

Jean-Pierre Berluteau, directeur régional de la société Prodomo, et son collaborateur Antoine Allairecontemplent un lieu qu’ils ont eu pour mission de protéger, pendant les travaux, contre les intrusions en tous genres.

Presque de la routine pour cette entreprise locale de 15 salariés, filiale d’un groupe employant une soixantaine de personnes et leader de la surveillance électronique de chantiers. Pour autant, elle ne s’est pas éloignée de son coeur de métier : la sécurité des échaffaudages. Sur les nombreux chantiers de ravalement parisiens, celui de la cathédrale du Mans ou de l’église de Saumur.

150 chantiers dans l’Ouest

La région ouest est devenue une branche maîtresse de l’activité de Prodomo.« On protège aussi bien des friches immobilières contre les squats que des bâtiments en construction ou des maisons bourgeoises », détaille Jean-Pierre Berluteau. Rien qu’à Nantes, Prodomo s’est vu confier la surveillance de l’opéra Graslin, du chantier Neptune-Carré Feydeau, du pont de la Jonelière durant les travaux, ainsi que le tripode et le lycée de Clisson.

Caméras et détecteurs

La rénovation de l’ancien palais de justice de Nantes, devenu hôtel 5 étoiles sous l’enseigne Radisson, a nécessité une protection sans faille. « Ce bâtiment présentait une particularité : sa proximité avec la prison, aujourd’hui désaffectée. Il fallait éviter par exemple qu’un détenu profite de la grue pour s’évader… » Prodomo a mis « des yeux partout sur le chantier… » Autrement dit, une trentaine de discrètes caméras de vidéosurveillance, reliées à un PC en permanence. « Dans le périmètre du chantier, on a disposé des détecteurs infrarouges associés à des caméras numériques à vision nocturne… » En cas d’intrusion, un système d’alerte se déclenche. « Un de nos agents de sécurité se déplace pour faire ce qu’on appelle « une levée de doute ». Sinon, la police est appelée à la rescousse pour procéder au besoin à une interpellation… »

Un système rodé

La société herblinoise engrange chaque mois de nouvelles demandes d’intervention. Jean-Pierre Berluteau estime que sur un millier de chantiers recensés dans la métropole, seuls « 10 ###strong#< sont sécurisés ».

Pour conserver son avance sur la concurrence en matière de sécurité, Prodomo met au point son propre matériel. La société profite indirectement de la montée des vols d’engins et de câblage sur les chantiers ou les voies SNCF, sans oublier les panneaux photovoltaïques, une nouvelle cible.

Forte d’un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros, l’entreprise envisage de recruter une vingtaine de techniciens et commerciaux en 2013.

Jocelyne RAT

 

Source :

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